« Roh la vache ce mal de tête. Quelle heure il est ? Midi ? Bordel… »
Ce matin, c’était dur. Très dur. En m’extrayant de mon lit, je suis tombé sur mon sac à dos. Et là tout a commencé à revenir. Je me suis rassis, pour éviter de me casser la gueule, et j’ai sorti tout ce qu’il y avait dans ce sac.
Des menus de restaurant. Mais oui c’était au Flam’s.
Des pichets de bière, vides. Mais oui on était tous bourrés comme des coins.
Des décorations de Noël… Ah ! le sapin !
Une pancarte de France Télévisions pour un truc qu’ils faisaient à l’ENS. Hein ? Ah, un pichet de Ricard ! C’est vrai qu’on a fini à l’ENS, soirée cheap ou bling bling.
J’ai donc fait travailler la bouillie qui subsistait encore de mes méninges, et je suis arrivé au récit qui suit.
La soirée a commencé par un apéro bien sympa à PC. Que j’ai complètement oublié. Ah non, c’est vrai j’ai pas pu y aller.
Ensuite direction le Flam’s Montparnasse, qui ne nous avait jamais vu réunis. Et qui n’a pas été déçu. Début des hostilités, il est 20h. Dès les premiers pichets ça a commencé à chanter. « Ami porcelet, ami porcelet lève ton veeeeerreuh et surtooouuut ne le renverse pas… ». « E bevi lo bevi lo bevi lo… ». En gros ça a envoyé des culs secs de bière à un rythme suffisamment effréné pour que le staff du resto ait du mal à suivre. Et ça continue à crier : « Attention ! Attention ! C’est nous les terribles guerriers porcelets qui descendons de la montagne dans le RER ! PILOU ! PILOU ! »
Ca a même un brin gavé la table d’à-côté. Je me souviens du dialogue collectif avec la petite Céline d’en face, qui essayait timidement de prendre la parole face aux chœurs de l’armée rose :
- Laissez la parler ! Laissez la parler ! Laissez, laissez, laissez la parler !
- S’il vous plaît, vous pouvez…
- Elle a bien parlé ! Elle a bien parlé ! Elle a, elle a, elle a bien parlé !
Pas vraiment un dialogue donc. Mais on lui a versé des verres, sympas, et on l’a fait boire. On a même essayé de conquérir la table d’à-côté, pas vraiment rugby dans l’esprit, en allant à 30 faire la bise à la jeune et jolie demoiselle qui fêtait là son anniversaire, mais en vain. « On entend pas chanter ceux d’à-côté, on entend pas chanter ceux d’à-côté ».
Ca ne nous a pas empêché de chanter. Pas plus que le staff du Flam’s qui relayait les plaintes des paisibles clients du dessous. Mais à vrai dire, même Hugo ne contrôlait plus trop.
Et puis on a tourné, histoire de pouvoir s’arsouiller et trinquer avec tout le monde dans la soirée. On a continué à chanter, certains se sont désapés, un anonyme qui ne s’est toujours pas dénoncé à poser une large quiche dans les toilettes du Flam’s. Du lourd donc.
Ca a duré comme ça pendant plusieurs heures, jusqu’à 23h30 si je me souviens bien. Jusqu’à se qu’on sorte à la queue-leu-leu en chantant « C’était un porcelet qui allait sur le pré. Il avait ingéré, trois litres dans la soirée. Le porcelet rouli roula ! ».
C’est sur le même air que nous sommes descendus dans le métro, après avoir gentiment montré nos fesses par la fenêtre aux clients qui n’avaient, décidemment, pas choisi leur soir.
Après, je me souviens du tapis roulant du métro Montparnasse qu’on a fait trois fois. La première en Paquito chocolatero, à la file indienne et le cul par terre en faisant passer les gars de devant par dessus nous. Là aussi les passants ont bien ri.
Jusqu’à ce que l’instinct de deux troisièmes lignes de choc, Ludo et Nico P, attisé par l’alcool, ne fasse des ravages. A la sortie du tapis roulant, position poussée en mêlée. Ce qui est sur, c’est que ça bien bloqué une vingtaine de personnes qui continuaient d’avancer et hurlaient de panique. Bilan : le genou de François re-flingué, une vieille qui se casse la gueule à la sortie avec sa valise, des contusions diverses, et de belles engueulades.
Le plan voulait qu’ensuite nous filions jusqu’à Ulm, pour une grosse soirée Open Bar.
Une petite pause pipi quand-même avant d’y aller, sur l’École des chartes, c’est tellement mieux. Et un passage par la place du Panthéon d’où nous ramenons un beau sapin, roi des forêts, bien décoré, pour la soirée de nos amis.
Là-bas, tout a achevé de partir en sucette. Porcelets torse poil sur les tables, frottage sur le cheptel féminin, Hugo avec des verres et un pichet scotchés sur la gueule faisant boire les gens à même sa tête…
Je suis parti à 2h du mat’.
Et depuis j’ai pas bu une goutte d’alcool.
La burne
Grosse soirée pour la coucougnette des Porcelets. A croire qu’ils se faisaient concurrence.
Hugo : 15 points en tout. Pour son échec à lancer « Se canto » et sa persévérance à insister malgré les voix qui partent en couille d’avoir trop chanté. Pour son cul montré à toute la table. Pour ce qu’il a pu dire au staff du Flam’s pour justifier la situation et que je n’imagine toujours pas. Pour ses verres scotchés à la gueule à l’ENS. Et accessoirement pour avoir organisé la soirée (merci !).
Ludo et Nico P : 20 points chacun, heureusement qu’on était bourrés pour en rire, c’était franchement dangereux votre truc.
Brieuc : 10 points Pour ses culs-secs déjà légendaires, pour son chant des wallons, pour son cul, pour son frottage torse-nu sur fille casée à Ulm.
Bandeau : 3 points pour avoir été surpris par moi à marmonner « Céline » d’Hugues Aufray la tête presque écrasée sur la table.
CAF : 2 points pour ne pas avoir été tout à fait aussi rayonnant que lors du précédent repas des porcelets.
Nico P : 5 points en plus pour l’initiative de chourer le sapin de la place du Panthéon.
Daniele et Filipo : 4 points en plus pour leur super chanson à boire, incontestablement le tube de la soirée.
PS : si vous vous souvenez de plus que moi, complétez en commentaire.




[ 2 comments ] ( 33 views ) | [ 0 trackbacks ] | permalink |




( 4.3 / 127 )
[ add comment ] | [ 0 trackbacks ] | permalink |




( 4 / 129 )En ce Jeudi matin, les céréales du jeune porcelet ont du mal a passé…Dans
quelques heures, il sera à Max Roussié face à de valeureux rugbymen de
l’université Paris7. La porte de Saint Ouen, une équipe d’université, voilà
deux éléments qui ne rappellent pas que des bons souvenirs à celui qui revêt
les couleurs rose et noir depuis plus d’un an !
Rappel : Il y a un an les porcelets fiers de leur victoire contre l’Agro
étaient arrivés sourire aux lèvres sur le terrain, il y a un an ils
avaient cru tenir leurs adversaires pendant les 10 premières minutes, il y
a un an un rouleau compresseur leur était passé dessus…il y a un an ils
avaient perdu.
Aujourd’hui, ils l’avaient décidé, cela ne se passerait ainsi…
C’est donc la boule au ventre que les porcelets arrivent sur le terrain en
soleillé de la porte de Saint Ouen. Face à eux , l’équipe de la fac de
médecine paris 7. On peut reconnaître quelques têtes familières, nos
adversaires partagent ce même terrain à l’entrainement chaque lundi soir !
D’entrée de jeu, Paris7 semble bien en place et progresse rapidement. Leur
ligne de ¾ bien en place et leurs avants sont véloces.
A 10 mètres de notre ligne, nous concédons une pénalité, Paris7 passe en
tête dès les premières minutes 3-0. Agressés, les porcelets se ressaisissent
sans s’affoler, le combat s’équilibre, en alternant les phases d’attaques et
de défenses avec rigueur, ils poussent l’adversaire à la faute, deux
pénalités leurs permettent de revenir (3-3) puis de dépassé leur adversaire
(6-3). Paris 7 est perturbé, un de leur joueur perd une épaule et leur ¾
perdent des ballons (en avant)…
Mais peut avant la pose, ce sont leur avants qui vont plier. Les gros
porcelets s’emploient au ras pour porc-graisser vers l’embut universitaire.
David Parrain de toute sa masse bouscule une ultime fois Paris7 et aplatie.
Essai non transformé, Les Porcelet gagnent les vestiaires en tête (11-3).
Début de deuxième période tendue. Un essai de P7 les remettrait en selle
pour la course aux 4 points. Mais les porcelets campent sur les positions,
et passe même une pénalité supplémentaire. (14-3).
Les Porcelets tiennent leur victoire et ne veulent pas la lâcher, comme
l’illustre leur défense acharnée, exemple : Paris7 déborde notre équipe sur
l’aile. Après un plaquage, leur ailier s’écroule dans l’embut, il n’a plus
qu’a se retourner et aplatir. Moment choisi par Nicolas Parrain pour éjecter
l’adversaire en touche. Les Porcelets veulent tenir…ils tiendront.
60ème minutes, il est l’heure d’enfoncer le clou ! Sur une action sur
l’aile gauche, François part le long de la touche, toute en percussion comme
à son habitude. La percussion le lui rend bien, un plaquage ultra-bas (trop
bas même) lui emporte le genou gauche, il ne reviendra plus…sorti sur
blessure (voir plus bas pour le bilan médical).
Offensé par la perte de leur meneur d’homme, les porcelets se rebellent.
Partant de leur 40 mètres ils s’en vont marquer leur plus bel essai de la
saison. De porcelet à porcelet, de Parrain à Parrain, la balle se transmet
de main en main avec une rapidité déconcertante, la balle à l’aile la vie
est belle… un regroupement plus tard et une relance ultrarapide d’Yvan,
David Parrain échappe à la défense et s’en va marquer entre les perches. P7
est abattue… (essai non transformée, Bertrand encore décontenancé par
l’essai se place trop près (à 5m environ), la balle n’a pas le temps de
montée, elle frappe la barre latérale et redescend…échec. On en reparle plus
bas…). (19-3)
Jusqu’à la fin du match, les roses et noirs déroulent, sur une reboublée
avec Sébastien Garcia, Hugo déambule dans la défense adverse et va marquer
entre les poteaux. Essai transformé cette fois-ci. (26-3). Dernier sursaut
d’orgueil, P7 marque un essai en fin de partie (controversé, pas vraiment
aplati, vraiment en avant mais bref passons, l’arbitre est gentil). (26-8)
Coup de sifflet final, joies+pilou-pilou à la sauce rose, et noir et un très
bon match de notre part malgré quelques hors jeu à répétition pour la ligne
de 3/4 sur les regroupements…
Bravo tout le monde.
The official Burne :
· 50 points pour la blessure de François (une entorse selon les
urgences, bénin donc…en faite c’est une rupture d’un ligament et ménisque
cassé=forfait jusqu’à la fin de la saison, merci les urgences..)
Je lui accorde beaucoup de points car il n’est pas près d’en remarquer.
Courage FP !!
· 10 points pour Bertrand et sa transformation ratée en face des poteaux.
· 5 points pour Nicolas Parrain pour son magnifique vol plané
par-dessus un adversaire en deuxième période.
· 1 point pour Yvan pour passes pourries à Hugo à répétition
en 1ère période.
· 1.5 point pour Hugo qui se place trop loin d’Yvan et qui le
contraint à faire des passes de merde et qui tente des coup de genoux pourris par dessus la défense.
· 10 points pour les adversaires qui ont voulu nous enculer en
jouant à 28.
[ 1 comment ] ( 16 views ) | [ 0 trackbacks ] | permalink |




( 4.3 / 102 )« Il faut se méfier des ingénieurs : ça commence par la machine à coudre, ça finit par la bombe atomique. » (Marcel Pagnol)
Telles étaient, dans l’esprit, les consignes d’avant-match du staff porcelet. Aborder le match sérieusement contre des adversaires déterminés, prendre au sérieux cette équipe de l’ECE, ingénieurs high-tech capables, probablement, de mettre au point des stratagèmes du dernier cri pour percer nos défenses, nous faire mal et nous infliger une première défaite cette saison.
Mais, apparemment, pas assez high-tech pour avoir un paquet de licences à jour après plusieurs matchs dans la saison. Résultat : le match est, officiellement, gagné sur tapis vert.
Heureusement l’arbitre a quand-même accepté de nous faire jouer deux demi-mi-temps (mais pas plus, il était malade). Un peu décontenancés par la perte d’enjeu et d’adrénaline, nos porcelets entament tout de même le match en faisant fonctionner les bonnes vieilles recettes de grand-mère (pour peu que votre grand-mère ait été troisième ligne dans sa jeunesse) : on fait des gros plaquages, on récupère la balle, on passe pas le 10 et on marque. Recette qui, faute d’originalité, ne manque pas d’efficacité quand elle est mise en pratique par le vaillant pack d’avants goret, puisqu’elle vaut à David, Yvan et François d’y aller chacun de leur essai, après avoir usé les défenses finalement un peu fébriles de ECE, qui, en fait de bombe atomique, faisait un peu l’effet d’un pétard mouillé.
Mais l’ingénieur, même s’il subit, n’abdique pas. Pour preuve, sur une de leurs premières offensives, le ballon arrive à l’aile. Leur centre attaque notre ligne pas très bien replacée, franchit, et profite du déplacement de l’ailier rose sur lui pour passer le cuir à son n°11 qui met les gaz et n’est pas rattrapé. Un essai pris sur une erreur de placement et de communication en défense: on n’a donc pas fini d’en parler à l’entraînement.
Par la suite, les porcelets font tourner. Ils perdent un peu de repères et, il faut bien le dire, un peu d’envie en croyant avoir fait le plus dur. Ils subissent donc plus, mais sont suffisamment vaillants pour réagir aussi.
Arrivés à proximité de la ligne adverse, la troisième ligne gorette, pas encore rassasiée, décide de se remettre en évidence. David montre que la connection avec son frère marche toujours aussi bien en décalant Nicolas (Parrain, bien sûr) qui, au lieu d’y aller tout seul comme son instinct farouche le lui dicte, décide de jouer le 2 contre 1 qui s’offre à lui en fixant son défenseur et en passant le ballon à François en position d’ailier qui n’a plus qu’à… laisser tomber le ballon alors qu’il a presque les pieds dans l’en-but. Quand on vous dit qu’il ne faut pas forcer sa nature… Explication de l’intéressé : « J’ai voulu aplatir avant d’avoir attraper la balle. » Et gonfler ses statistiques à la burne ?
Après un nouveau temps faible, les porcelets remettent la marche avant. C’est sur une mêlée qu’ils tentent une des premières combinaisons du match. Hugo, en position de 10, annonce une sautée pour le deuxième centre, qui s’avère en fait être une sautée pour le trou entre le deuxième centre et l’ailier. Mais avant même que le destinataire initial de la passe ait eu le temps de faire demi-tour pour aller se coucher sur le ballon, Hugo ramasse la balle et part en 6ème vitesse pour tenter d’applatir en coin. Il en est empêché in extremis par le retour de son vis à vis qui, en toute illégalité, lui fait une cuillère si inattendue que le fougueux capitaine rose en fait un spectaculaire vol plané. Il garde tout de même assez de lucidité pour transmettre, les fesses par terre, à Pierre M, qui, pas rancunier pour la passe manquée, a suivi et n’a plus qu’à plonger dans l’en-but.
Le dernier essai est encore l’œuvre d’Hugo qui, tirant les leçons du précédent lancement de jeu sur mêlée, feinte la passe, dépose trois adversaires par ses crochets et y va tout seul pour aplatir entre les poteaux, avec un style qui n’est pas sans rappeler James C. Burrows, ancien ouvreur international des porcelets. On notera tout de même qu'il n'en a pas encore la qualité de jeu au pied, et loin de là même, puisqu'il rate de fort belle manière la transformation immanquable (du moins le croyait-on) à suivre, d'un coup de pied qui semble davantage viser le drapeau de coin.
A l’arrivée, tout de même, une nette victoire porcine qui renvoie les ingénieurs de l’ECE à leur machine à coudre les plaies, en attendant une bombe atomique la prochaine fois.
La burne :
3 points pour François et son en-avant dans l’en-but.
5 points pour l’ECE et ses licences pas à jour.
6 points pour Hugo et sa double sautée dans le vide si bien rattrapée et son énorme transformation loupée sous les poteaux.
5 points à la FFSU qui a inversé le score du match (qui de toute façon n’aurait pas du compter) sur son site internet.
[ 4 comments ] ( 20 views ) | [ 0 trackbacks ] | permalink |




( 4.2 / 106 )Nous retrouvions ce jeudi le stade de la cité U et notre vestiaire numero 2 désormais notre seconde maison.
L'adversaire du jour: les mines des Paris
A première vue, il possaisaient des gaillards joueur qui nous a fait craindre pour la conquête en touche avec notre alignement modifié (benoit revenait en 2eme ligne nicolasP, pierreGras absent)




[ 1 comment ] ( 28 views ) | [ 0 trackbacks ] | permalink |




( 4.3 / 135 )
Calendar



